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mercredi 15 mai 2013

Coup De Cœur : Les Lampes A Huile De Tigre.

                                       Il y a quelques temps, je vous ai proposé un article sur les lampes à huile. Mes connaissances en la matière ne se sont pas étoffées depuis, et je connais surtout le sujet à travers mes lectures, et grâce aux échanges avec des artisans passionnés, qui créent avec beaucoup de talent des reproductions de modèles antiques. Suite à ce billet, j'ai été contactée par quelques personnes, qui fabriquent elles-mêmes leurs propres lampes, selon les techniques millénaires, déjà utilisées par les artisans de la Rome antique.

                                       Parmi eux, il en est un dont la démarche atypique m'a vraiment séduite : Tigre,  jeune artisan autodidacte qui vit dans les Alpes-Maritimes. Certes, il s'inspire de ses confrères de l'Antiquité, dont il a assimilé la technique et les principes de base, avec un instinct surprenant. Mais ensuite, il a su exploiter ce savoir-faire et le mettre au service d'une créativité basée sur l'idée de fabriquer des objets "vivants", utilisables au quotidien, et donc en phase avec leur époque. Ses lampes à huile, basée sur des modèles antiques, sont donc résolument contemporaines - il respecte la forme, mais se paye le luxe de réinterpréter l'iconographie. Pin-up ou avions de chasse : au milieu des motifs plus traditionnels (comme les figures animales, très présentes dans ses créations), ces illustrations étonnent, mais séduisent aussi par leur culot et par leur parfaite réalisation. Car avant l'originalité, c'est bien la qualité qui prime pour Tigre : des modèles soignés, réalisés avec une maîtrise étonnante, une attention particulière portée à la symétrie et aux finitions...

                                       En discutant avec le jeune homme, on se rend vite compte que pour lui, il ne s'agit pas que d'une technique artisanale. Derrière son discours, on devine une véritable passion, un désir de mettre les mains "dans le cambouis" (ou dans l'argile, en l’occurrence) et d'échanger avec ceux qui, intéressés par le sujet, lui achètent ses créations. S'il n'est pas un professionnel au sens littéral, il donne pourtant tout son sens au mot "artisanat", en tant que travail d'art manuel, et avec tout ce que cela suppose de savoir-faire et d'engagement, mais aussi de proximité  et de partage. "Envie" est un autre mot qui me semble pertinent pour parler de Tigre : l'envie de créer, d'innover en bousculant des traditions tout en respectant les bases, mais aussi celle de faire plaisir, d'offrir un petit bout d'Antiquité.

                                       Avec une grande gentillesse, beaucoup de simplicité et une bonne dose d'humour, il a accepté de présenter son travail, et de répondre à quelques questions. Et même si je ne le connais pas depuis longtemps, je ne peux m'empêcher d'associer à cette phrase d'Yves Saint-Laurent : "Je ne suis pas un couturier, je suis un artisan, un fabricant de bonheur." Un fabricant de bonheur, à l'enthousiasme contagieux : voilà une jolie définition pour un autodidacte talentueux, à suivre avec attention...



Tout d'abord, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Êtes-vous artisan de formation ou vous consacrez-vous à la fabrication de lampes à huile durant votre temps libre ? Aimeriez-vous en faire votre métier ?

Je suis "TIGRE "  c'est en fait ma marque de fabrique, je n'ai eu aucune formation en poterie ou métier d'art,  je suis mécanicien, et je fabrique des lampes à huile romaines car c'est l'une de mes passions.  Je n'en ferai jamais mon métier, car ce n 'est pas du tout rentable, on ne peux pas vivre de ça de nos jours. Ça reste plus de l'art avant tout je pense.  mais ça fait plaisir de temps en temps que des personnes s'y intéressent ou achètent!



Comment vous est venue l'idée de fabriquer des lampes à huile ? Étiez-vous d'abord intéressé par l'Antiquité, ou plutôt par l'artisanat ? Aviez-vous envisagé d'autres formes artisanales ? (Céramique, mosaïque, tournage sur bois, etc.)

Ha alors la ça remonte à loin , c'est quand j'étais gosse, je devais avoir environs 12 ans, mes parents avaient acheté une véritable lampe à huile, à l'époque on pensait que c’était un objet préhistorique, en fait c’était une lampe toute basique sans décoration et fabriquée d'une manière grossière, mais j'avais trouvé l'objet fascinant ! Et quelques temps après je me suis mis à faire des objets, avec de la terre du jardin, mais je m'étais rendu compte que les objets que je fabriquais se fissuraient de partout! J'en avais conclu que la terre rétrécissait en séchant, contrairement aux impuretés, brindilles et cailloux qu'elle comportait. Et de là, je tamisais la terre, il y avait souvent des merdes de chat car ils allaient "caguer" dans la terre...  C'est à ces moments là que j'ai commencé mes toutes premières lampes à huile romaines, je n'en avais fait que deux,  une à la main et une en moulant de la terre dans un coquetier recouvert de papier plastique. Le principe c’était que la terre ne s'accroche pas au coquetier. Sans le savoir j'avais donc réfléchi à une sorte de  moulage déjà à l'époque!  Puis entre 14 et 15 ans j'ai remis ça , j'ai fabriqué quelques lampes à la main pour le plaisir.

Comment avez-vous appris la technique ?

A 27 ans vers fin 2010 j'ai appris la technique, en fait au départ j'avais lu sur internet que les lampes romaines se fabriquaient au moule et en série , sans avoir plus de détails... Et là j'ai cherché une solution : j'ai longuement réfléchi , au départ je pensais faire des moules en coulant de la résine chirurgicale, etc. puis au final, j'ai mis en place une technique pour les fabriquer, et différentes techniques pour l'assemblage, la fabrication des formes , des gravures de la lampe etc.. Mais au final je ne connais même pas la technique officielle.. Si ça se trouve c'est  différent de ce que j'utilise? (Remarque du blog : Bin... Non, en fait ! Comme quoi, l'instinct vaut parfois tous les manuels techniques !)



Pour ceux qui n'y connaissent rien, pouvez-vous expliquer brièvement comment on fabrique une lampe à huile ? Quels matériaux utilisez-vous, combien de temps faut-il pour fabriquer un exemplaire ? Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?

Pour fabriquer une lampe romaine , l'essentiel c'est de fabriquer un modèle mère, c'est une sorte de maquette, qui va représenter la forme définitive de la lampe, puis en suite il faut mouler cette maquette en deux parties, avec du plâtre, pour qu'il y est le récipient et le couvercle , et ensuite à partir de là on introduit de l'argile dans ces deux moules, on laisse sécher jusqu’à ce que ça se décolle des moules et on encolle les deux parties avec de la barbotine " boue".

Pour fabriquer un exemplaire de lampe une fois que le moule est prêt à l'emploi,  il faut bien une heure de travail ! En tout cas en ce qui me concerne il me faut ce temps la, car par la suite je passe pas mal de temps à soigner la finition.

 Les principales difficultés que je rencontre lors de la fabrication d'un modèle mère c'est la gravure du médaillon central, et aussi le fait de tailler le bon angle sur le modèle mère pour que le démoulage soit possible.



Vos lampes sont proches des modèles antiques : vous vous en inspirez sans pour autant fabriquer des reproductions. Pour quelle raison ? Qu'est-ce qui vous rapproche des artisans de l'Antiquité, et qu'est-ce qui vous en éloigne ?

Une lampe à huile ça reste quand même assez classique, ça reste toujours le même système , un réservoir, un bec, une poignée des fois...  Ça ne peut donc pas avoir une forme totalement inédite!  Après j'ai des préférences, je trouve que la lampe à bec triangulaire avec volutes c'est de très bon goût, et c'est pour ça que j'aime bien les fabriquer !  Ce que je n'aime pas faire c'est graver des êtres humains ou des scènes d'époque,  les combats de gladiateurs la violence etc, je préfère en règle générale faire des animaux, terrestres ou marin. Par exemple un aigle royal je trouve que c'est beau à représenter ! 

Comment choisissez-vous vos motifs, antiques (comme Pégase) ou modernes (la pin-up, par exemple) ? Est-ce que vous les dessinez vous-mêmes ?

Alors Pégase je l'ai choisi pour donner un look ancien à mes lampes et comme c'est un animal ça tombe bien!  Oui je dessine tout moi même ! Ça demande beaucoup d'entrainement ! Et la pin-up est dessinée d'après un  personnage de cinéma que j'aime bien.  (Remarque du blog : Moi, elle me fait un peu penser à Lara Croft !)

Lampe à huile en forme d'avion de chasse.

Vous êtes en quelque sorte à mi-chemin entre la reproduction artisanale historique et la création artistique. Vous reproduisez une technique antique, pour y appliquer des codes visuels contemporains. Avez-vous déjà envisagé d'exposer, en marge des collections d'un Musée par exemple, ou d'effectuer des démonstrations en collège ou lycée ?

^^ pas si sûr que ma technique soit vraiment antique haha !  Oui j'ai déjà pensé à exposer !  mais bon il faudrait déjà que je trouve un site qui soit intéressé par mes productions! Ha mais oui je me verrais bien faire formateur, pour apprendre aux gamins comment faire une lampe! Ils ont intérêt à être sérieux sinon ça risque d'aller très mal pour eux haha !

Vous vendez vos créations en ligne : qui sont vos clients ? Peut-on vous commander un motif précis, une forme particulière ?

Mes clients ? ce sont des êtres humains je pense.. haha !!!   Ce n'est pas possible de me commander un motif ou une forme précise , car je travaille par inspiration, et de plus le fait de fabriquer un modèle mère et un jeu de moules , pour au final vendre une seule lampe n'est pas raisonnable !

Finalement,qu'est-ce qui vous motive ? La création elle-même, l'échange avec des passionnés, l'expérimentation ?

Les 3 réponses ! C'est passionnant de fabriquer , de tester de nouvelles idées et aussi d'échanger avec des passionnés ! Ce serait vraiment déprimant de voir que ça n’intéresse absolument personne!

En guise de conclusion, que diriez-vous à un fabricant de lampes à huile de la Rome antique ?

Je lui dirais qu'il fait de vraies petites merveilles, mais qu'il fasse plus attention à la symétrie de ses lampes ^^ Et merci car grâce à lui j'ai trouvé la sympathique fanny ^^   

                                   
                                       Et moi, j'ai découvert un autodidacte passionné et talentueux, plein d'entrain et de bonne humeur, et vraiment chaleureux ! Un vrai coup de cœur pour sa démarche, comme pour sa personnalité. Faites-vous plaisir, allez jeter un œil au blog de Tigre et à sa boutique en ligne : les deux valent largement le détour.



La blog : http://tigre06110.skyrock.com/

La boutique :  http://fr.dawanda.com/shop/lampe-romaine

Toutes les photos : ©Tigre - Pas de copie sans autorisation de l'auteur.

jeudi 21 juin 2012

Les lampes à huile.

                                        Lors des derniers Jeux Romains de Nîmes, j'ai eu l'occasion d'assister à une démonstration de fabrication de lampes antiques, par François Civeyrel. L'homme est une mine d'informations sur ce thème qui, de toute évidence le passionne. Sans prétendre rivaliser avec lui, je me suis penchée sur la lampe à huile (Lucerna). Il m'arrive fréquemment de vous inciter à réagir si vous avez des corrections ou précisions à apporter : c'est encore plus vrai lorsque je découvre un sujet pour le traiter sur ce blog. Donc, commentaires et e-mails sont les bienvenus - plus encore que d'habitude ! 


Lampe à huile représentant une scène pastorale. (Photo : Rafael dp)

                                        Si les hommes ont façonné l'argile dès 10 000 ans avant notre ère, passant rapidement d’œuvres symboliques à des objets utilitaires, ce sont les phéniciens, pionniers dans l'art de la poterie et grands navigateurs, qui diffusent l'usage de la lampe à huile sur tout le pourtour méditerranéen. Ils importent leur production, et la fabrication devient ensuite locale, grâce aux artisans autochtones qui adaptent la technique aux matières premières disponibles sur place. C'est ensuite par l'intermédiaire des Grecs que les Romains adoptent la lampe à huile. Auparavant, ils s'éclairaient à l'aide de torches de bois résineux et de cordes enduites de cire.

Moule utilisé pour la fabrication. (Photo Sebastia Giralt.)

                                        Les premiers temps, la fabrication, artisanale, se fait à la main, selon la technique du colombin (boudin d'argile monté en spirale puis lissé). Puis, avec l'apparition du tour et des moules, on passe à une véritable production de série, les lampes pouvant désormais être copiées à l'envi. Certains n'hésitent d'ailleurs pas à "surmouler" les lampes existantes pour les reproduire et les revendre. De piètre qualité, ces contrefaçons grossières sont  vendues à moindre prix mais permettent une démocratisation de l'objet. Il faut dire que les œuvres originales, du moins au début, sont des objets de luxe et les potiers, considérés comme de véritables artistes, signent leur production. Si ce n'était certainement pas leur but, cette pratique permet aujourd'hui de dater et situer l'origine des lampes retrouvées lors des fouilles. La fabrication en série facilitant leur fabrication, les lampes à huile se diffusent à une plus large échelle et sont  exportées dans tout l'Empire. Des centaines d'ateliers voient le jour, comme en Provence, en Alsace ou dans l'Aveyron (des lampes provenant de cette région ont été retrouvées à Pompéi.) En Italie, les fabriques les plus réputées sont celles de Toscane : après le séchage, les céramiques sont enduites d'un mélange d'eau et d'argile leur conférant après cuisson un aspect vernissé. (céramiques sigillées) On a retrouvé certaines de ces lampes, comme celle du maître potier Caius Oppius Restitutus, jusqu'en Inde, à Pondichéry !


Lampe montrant Ulysse enivrant Polyphème. (Photo Mary Harrsch)

                                        Les lampes se composent d'un corps avec un bec, auquel les romains ajoutent, au-dessus du réservoir, un médaillon décoré (scènes de la vie quotidienne, scènes érotiques, épisodes mythologiques, animaux, etc.) percé d'un ou deux trous permettant le remplissage. Ils remplacent également la partie plane située à l'arrière de la lampe par une anse, facilitant la préhension de l'objet. Au début, ces lampes sont très simples, en argile commune, avec un bec triangulaire étroit et court, qui devient ensuite plus long, et enfin court et large.


Scène érotique sur une lampe à huile. (Photo Flickr clare-and-ben)

                                        Le combustible utilisé est d'origine végétale : si l'on privilégie l'huile d'olive, elle reste un produit extrêmement coûteux (car importée d'Espagne ou d'Afrique), et on peut lui préférer l'huile de sésame, de hêtre, de noix, de lin, de ricin. Ce choix varie également selon la production régionale : ainsi, dans le Nord de la Gaule, on utilise fréquemment l'huile de colza. Les gens du peuple se contentent d'huile de noix, moins chère, mais de mauvaise qualité : de faible pouvoir éclairant, elle produit une fumée épaisse qui noircit murs et plafonds et dégage une odeur lourde et désagréable. Mais en rajoutant du sel, on évite la surchauffe de l'huile et on améliore la clarté de la flamme. Une quantité d'huile raisonnable permet aux Romains de s'éclairer pendant deux heures et demi, avec une lumière équivalente à celle d'une veilleuse. La mèche, quant à elle, est fabriquée avec de fines fibres végétales (Pline l'Ancien, dans son "Histoire Naturelle", cite le rouvre, le lin, le jonc et le bouillon blanc surnommé "herbe lucernaire") que l’on introduit par le bec.


Lampe en bronze à l'effigie de Jupiter. (Photo Mary Harrsch)

                                     L'extension de l'Empire permettant la conquête de nouveaux territoires regorgeant de matières premières, apparaissent alors des lampes en bronze, en airain, en argent, en marbre, en or... Leur prix est évidemment très élevé, et elles ne représentent qu'une faible partie des objets retrouvés. Elles sont rares et réservées aux nobles ou riches commerçants. De manière générale, la lampe à huile reste un objet de luxe pour les plus pauvres, et les fouilles archéologiques témoignent du fait que certaines, sans aucune trace de suie, n'ont jamais été utilisées autrement que comme objet décoratif. Juvénal, dans ses Satires, explique ainsi qu'il n'a d'autre lumière dans les ténèbres que la clarté de la lune ou celle d'une lampe à un seul bec dont il économise la mèche.

Lampe en or. (Photo Mary Harrsch)




Lampe en forme de masque comique. (Photo Mary Harrsch)
 Même pour les chanceux qui ont les moyens de s'éclairer à l'aide de lampes, il est courant de posséder plusieurs exemplaires en terre, et un seul en métal. On y veille particulièrement : l'une de ces lampes a été retrouvée à Pompéi, soigneusement rangée dans un coffre. On les utilise fixées sur des trépieds, sorte de torchères comprenant un pied et un socle.  En parallèle, les lampes sont de plus en plus ouvragées, et les formes sont souvent originales.

Lampe à deux becs. (Photo Mary Harrsch)
Certaines, comportant plusieurs étages et munies de dizaines de bec, sont posées sur des lustres ou des candélabres, et forment de grandes illuminations. Si elles ont toujours un rôle utilitaire (protégées par des peaux tendues, certaines peuvent même servir en extérieur), elles acquièrent désormais une fonction symbolique : allumées aux fenêtres et aux portes, elles annoncent un heureux événement ou le décès d'un proche, et la flamme a valeur de présage pour les superstitieux.




Lampe offerte pour le nouvel an. (Photo Paul Garland)
Cadeau très prisé, la lampe à huile est offerte en étrennes à l'occasion du nouvel an. Elle est alors décorée d'une Victoire ailée tenant un bouclier. Elle accompagne également l'homme lors de sa mort, éclairant son passage dans l'au-delà : les romains les plus riches demandent par testament qu'un parent ou un esclave entretienne une lampe allumée en permanence dans leur sépulcre.  On a également retrouvé des lampes miniatures en terre peu cuites, à usage unique : ces lampes votives, notamment utilisées par des pèlerins, étaient destinées à la statue d'un dieu ou d'une déesse, afin de faciliter la réalisation d'un vœu. Enfin, la lampe éclaire les laraires réservées aux divinités domestiques vénérées dans chaque foyer.



Lampe représentant le Dieu-crocodile égyptien Sobek. (Photo Mary Harrsch)


Lampe avec symbole chrétien. (Photo Jim Forest)
Les Chrétiens reprendront à leur compte cette pratique païenne dès le IVème siècle, comme symbole de la lumière divine. Cependant, ils avaient déjà contribué au renouvellement des motifs représentés sur le médaillon. Persécutés, les premiers Chrétiens se réunissaient dans les catacombes - d'où l'utilité des lampes. Les plus anciennes s'ornent d'un poisson (symbole du christianisme) puis, en 313, lorsque l'empereur Constantin décrète la liberté de la pratique religieuse, d'autres décors apparaissent (l'apôtre Pierre à la proue d'un barque, la croix chrétienne, la croix de Saint André, le nom du Christ, etc.)

                                      Au Vème siècle, après le sac de Rome par Alaric, de nombreux Romains aisés émigrent vers l'Afrique du Nord, et en particulier à Carthage. De nouveaux centres de production s'implantent alors près de ceux déjà existants, permettant une nouvelle évolution des formes et des motifs. Mais nous avons déjà quitté l'Antiquité romaine pour sauter à pieds joints dans le Moyen-Age, et ce n'est plus de mon ressort...

Deux sites et un livre à vous recommander, si vous souhaiter quelques informations plus éclairantes (oui, je sais : elle était facile...) sur le sujet :


Le site du conseil des Musées de Poitou- Charente :
www.alienor.org/articles/lumantique

Le site de François Civeyrel : 
www.reproductions-antiques.com

 "Les lampes à huile" de Bertrand Mahot - Éditions Massin.