lundi 15 octobre 2012

Sperlonga : La Grotte de Tibère.

                                        De temps à autre, je vous emmène pour une petite visite touristique à Nîmes, à la découverte des vestiges romains qui jalonnent la cité. Il faut dire que j'y habite, et que je la connais donc relativement bien. Aujourd'hui cependant, je vous propose de nous éloigner de la Colonia Nemausus, et même de quitter la Gaule : suivez-moi jusque dans le Latium, et plus précisément jusqu'à Sperlonga, où se trouve la grotte de mon bien-aimé Tibère...


Vue aérienne de la villa de Tibère.


DESCRIPTION DE LA GROTTE.


Sperlonga est une petite bourgade italienne, située au bord de la Mer Tyrrhénienne, à égale distance de Rome et de Naples. A cet endroit se trouve une grande villa romaine, dont la construction remonte à la fin de la République. Elle appartenait alors à Marcus Aufidius Lurco, le grand-père maternel de Livie - et donc, arrière-grand-père de Tibère, qui s'y établit de 14 à 27. Constituée de divers édifices en terrasse faisant face à la mer, la villa proprement dite s'étendait sur la plage, vers l'est, et comprenait un porche, une série de pièces autour d'une cour, un four à pain, des thermes, un dispositif d'approvisionnement en eau, une écurie et un quai privé.

A quelques mètres se trouve donc la fameuse grotte à laquelle je souhaite m'intéresser aujourd'hui. Ce lieu, sorte de nymphée accueillant des mystères odysséens, présente la particularité de marier la nature et l'architecture, la terre et la mer, dans un environnement superbe, propice aux spectacles tout comme à une activité cultuelle. Elle symbolise en même temps une instrumentalisation de la mythologie gréco-latine visant à revendiquer la légitimité divine de la dynastie Julio-Claudienne. Et c'est ici, précisément, qu'eut lieu le célèbre épisode au cours duquel le préfet du prétoire, Séjan, sauva la vie de Tibère :

"Vers ce temps-là, un accident qui mit sa vie en danger accrédita ces frivoles conjectures et augmenta sa confiance dans l'amitié et l'intrépidité de Séjan. Ils soupaient dans une grotte naturelle, à Spelunca, entre la mer d'Amyclées et les montagnes de Fondi. L'entrée de la grotte, s'écroulant tout à coup, écrasa quelques esclaves. La peur saisit tous les autres, et les convives s'enfuient. Séjan, appuyé sur un genou, les bras tendus, les yeux attachés sur Tibère, oppose son corps aux masses qui tombaient. Les soldats accourus au secours le trouvèrent dans cette attitude." ( Tacite, "Annales", IV - 59)

Entrée de la grotte.

                                        C'est au début du Ier siècle après Jésus-Christ que la grotte a été aménagée : un long portique a été ajouté, et la grotte elle-même a été en partie transformée par des travaux d'architecture et l'installation de sculptures, évoquant le mythe de l'Odyssée. Elle s'ouvre sur un bassin artificiel rectangulaire de 30 mètres de long, incluant des viviers servant à l'ichtyomancie (divination par les poissons), derrière lesquels s'élève un pavillon à colonnes qui accueillait probablement une sorte de baldaquin impérial. Un éperon calcaire, faisant saillie d'un côté de la grotte, a été sculpté de façon à figurer la proue d'un navire. A l'origine recouverte de carreaux de mosaïque, cette représentation porte à sa base une inscription - Argo Navis PH - renvoyant évidemment à l'Argos (la navire de Jason et de ses copains Argonautes). Il est à noter que la légende de Jason et celle d'Ulysse se chevauchent précisément à Sperlonga, puisque Circé entraîna les deux héros jusqu'au promontoire rocheux situé près de la grotte.


Vue depuis l'intérieur.


Ensuite, s'enfonçant sous la voûte de pierre, on découvre un second bassin, circulaire (22 mètres de diamètre), orné de marbre et de mosaïques, au centre duquel se détache sur un îlot un groupe de sculptures figurant l'épisode de Scylla. Au fond, la grotte se divise en deux cavités plus petites, entièrement décorées de plâtre et de mosaïques colorées :



  • à gauche, une cavité en fer à cheval tenait lieu de triclinium. En arrière-plan, un espace ovale laisse supposer que s'y trouvait un autre ensemble sculptural. Le long du mur se trouvait une sorte de banc, au-dessus duquel s'ouvrait une série de niches.
  • à droite, une grotte avec des cascades et des fontaines, au fond de laquelle se trouvait un groupe de statues représentant Ulysse et ses camarades crevant les yeux du Cyclope Polyphème, couché au sol.

Le bassin circulaire secondaire.

Entre la piscine circulaire et le bassin carré étaient également disposés deux autres groupes de sculptures, plus petits : le vol du Palladium et Ulysse traînant le corps d'Achille. Enfin, une sculpture montrant l'enlèvement de Ganymède par l'aigle de Zeus était disposée au-dessus de l'entrée de la grotte.


Plan de la grotte de Sperlonga.

LA STATUAIRE.


                                        C'est dans la grotte de Sperlonga que sont représentés pour la première fois des épisodes de l'Odyssée, récit du retour mouvementé d'Ulysse dans sa patrie d'Ithaque,  qui deviendront dès lors des grands classiques de l'art romain, incontournables décors des résidences impériales. (Claude, Néron, Domitien, Hadrien en feront installer dans leurs propres demeures.) Récapitulons : les deux pièces maîtresses en sont la représentation de l'aveuglement de Polyphème (dans la petite grotte secondaire) et celle de l'attaque du navire d'Ulysse par le monstre Scylla, placée sur un vaste piédestal en ciment, au centre de la piscine circulaire. En face, aux extrémités opposées de la piscine rectangulaire, sur deux plates-formes, se trouvaient Ulysse traînant le cadavre d'Achille et le vol du Palladium. Reste enfin Ganymède enlevé par l'aigle de Zeus.

Groupe de "Scylla".


                                        Entre autres épisodes, l'Odyssée raconte comment Ulysse et ses compagnons durent affronter Scylla, monstre redoutable du détroit de Messine, six marins y laissant la vie. Scylla vivait dans une grotte en face de celle de Charydbe, et tuait les hommes qui avaient l'inconscience de naviguer à proximité de son antre.

"Enfin nous entrons en gémissant dans le détroit. D'un côté se trouve Scylla, et de l'autre la redoutable Charybde qui dévore avec fracas l'onde amère. Quand celle-ci vomit les vagues qu'elle vient d'engloutir, la mer murmure en bouillonnant comme l'eau d'un bassin placé sur un ardent foyer, et l'écume jaillit dans les airs jusque sur les sommets élevés des deux écueils. Mais lorsque Charybde absorbe l'onde, la mer se creuse avec bruit ; les flots se brisent en mugissant autour du rocher, et dans le fond de l'abîme la terre laisse apparaître une arène bleuâtre : mes compagnons sont saisis d'épouvante. Tandis qu'en redoutant le trépas nos yeux sont fixés sur Charybde, Scylla enlève de mon navire six nautoniers renommés et par la force de leurs bras et par leur mâle courage. Alors, portant mes regards sur mon navire, je n'aperçois plus ces compagnons fidèles, mais je vois leurs pieds et leurs mains s'agitant dans les airs. Ces guerriers m'implorent tour à tour et m'appellent pour la dernière fois ! — Lorsque, sur un roc élevé, le pêcheur, armé d'un long roseau, prépare un appât trompeur aux faibles habitants des ondes, il lance dans la mer la corne d'un bœuf sauvage, et bientôt il enlève un poisson palpitant qu'il jette ensuite sur le sable : ainsi mes chers compagnons sont enlevés tout palpitants et précipités ensuite contre le rocher ! Tandis que ces infortunés me tendent les bras en poussant des cris déchirants le monstre les dévore devant sa caverne. Jamais, eu parcourant les plaines humides de l'Océan, un si triste spectacle ne s'offrit à mes regards !..." (Homère, "Odyssée", XII - 234)

Groupe de "Scylla".

Ici, Scylla est figuré comme une créature monstrueuse au torse de femme, possédant deux longues queues. La créature est également dotée de 6 têtes de chiens semblant sortir de ses hanches, et porte une crête de dragon sur le dos. La bête fait un massacre : les compagnons d'Ulysse, enserrés dans les mâchoires canines, ont les traits déformés par la souffrance et l'agonie, tandis que Scylla demeure impassible. Le sculpteur est parvenu à insuffler la force du mouvement aux victimes du monstre, comme si elles tentaient de se libérer et d'échapper à son emprise. Le barreur, toujours agrippé au navire, est attiré vers la créature par la force du courant, ses jambes battant désespérément l'air.

Groupe de "Polyphème".


                                        Le groupe de Polyphème est un ensemble impressionnant, notamment du fait de ses dimensions colossales. La scène représente le célèbre épisode au cours duquel Ulysse, prisonnier du cyclope, aveugle le géant afin de pouvoir sortir à son insu de la grotte où il le retient  avec ses compagnons.

"En parlant ainsi, le Cyclope se renverse : son énorme cou tombe dans la poussière ; le sommeil, qui dompte tous les êtres, s'empare de lui, et de sa bouche s'échappent le vin et les lambeaux de chair humaine qu'il rejette pendant son ivresse. Alors j'introduis le pieu dans la cendre pour le rendre brûlant, et par mes discours j'anime mes compagnons, de peur qu'effrayés ils ne m'abandonnent. Quand le tronc d'olivier est assez chauffé et que déjà, quoique vert, il va s'enflammer, je le retire tout brillant du feu, et mes braves compagnons restent autour de moi : un dieu m'inspira sans doute cette grande audace ! Mes amis fidèles saisissent le pieu pointu, l'enfoncent dans l'œil du Cyclope, et moi, me plaçant au sommet du tronc, je le fais tourner avec force. — Ainsi, lorsqu'un artisan perce avec une tarière la poutre d'un navire, et qu'au-dessous de lui d'autres ouvriers, tirant une courroie des deux côtés, font continuellement mouvoir l'instrument : de même nous faisons tourner le pieu dans l'œil du Cyclope." (Homère, "Odyssée", IX - 369)

Groupe de "Polyphème".

Le géant est couché, ivre, sur un rocher, à la merci de ses agresseurs. Ulysse est obligé d'escalader les rochers pour atteindre la tête du Cyclope et vérifier ainsi que l’œil unique est bien frappé par la pointe incandescente de la longue lance, soutenue par deux de ses hommes. Deux autres marins observent la scène, le premier levant le bras comme en signe de peur, tandis que l'autre tient la bouteille de vin ayant servi à enivrer Polyphème. Ulysse est nettement reconnaissable par ses vêtements - une courte tunique, un manteau, et le pileus (bonnet conique).

Le vol du Palladium.


                                        L'épisode ici illustré est absent de l'Iliade, telle qu'elle est généralement racontée. C'est Ovide qui rapporte l'histoire, dans le livre XIII des "Métamorphoses". Ulysse et Diomède volent le Palladium, une statue d'Athéna assurant la protection divine de la cité troyenne. Il n'en reste que quelques vestiges, mais l'ensemble est facile à reconstituer : on voit Diomède serrant dans sa main le Palladium, qu’Ulysse souhaite détruire. Celui-ci est représenté comme s'il se déplaçait vers Diomède, la main sur la garde de son épée.

"Les destins en effet interdisaient la prise de Troie sans cet objet sacré. Où est le vaillant Ajax ? Où sont les discours grandiloquents du grand homme ? Pourquoi as-tu peur ce jour-là ? Et Ulysse, pourquoi ose-t-il, lui, traverser les postes de garde, se confier à la nuit et franchir les murs de Troie, en dépit des lances redoutables, pénétrer en haut de sa citadelle, arracher la déesse de son temple et ramener la statue enlevée à travers les rangs ennemis ?" (Ovide, "Métamorphoses" XIII ; 339 - 345)

Vestiges du groupe du "Palladium" (Musée de Sperlonga)

Selon d'autres versions, le Palladium aurait été emporté par Énée fuyant Troie. La statue, en tous cas, était conservée à Rome, dans le temple de Vesta.

Ulysse et Achille.


                                        Cet ensemble est aussi connu sous le nom de "Pasquino", pour la bonne et simple raison qu'il s'agit d'une copie d'une statue hellénistique du IIème siècle avant J.C., à partir de laquelle a également été réalisée une œuvre du Palazzo Braschi à Rome, appelée "Pasquino de la Renaissance". L’œuvre d'origine représente Ménélas réclamant le corps de Patrocle.

                                        Il ne reste des statues de Sperlonga qu'une tête casquée, une partie d'un bras gauche, et les jambes de l'autre protagoniste. Une torsion visible sur le pied gauche laisse penser qu'il s'agirait de la jambe d'Achille, blessé au talon. Dans la version d'Homère, c'est pourtant Ajax qui aurait transporté le corps du héros : Ovide aurait confié ce rôle à Ulysse, lui conférant ainsi un rôle plus important. Nous en verrons la raison d'ici quelques lignes...

"Que je suis malheureux ! Quelle douleur d'être forcé à évoquer ce temps-là où Achille, le rempart des Grecs, a trouvé la mort ! Ni les larmes, ni les lamentations ni la crainte ne m'ont empêché de relever sans tarder et de ramener son corps qui gisait sur le sol. Sur ces épaules, sur mes épaules, dis-je, j'ai porté le corps d'Achille en même temps que ses armes, que maintenant aussi je tente d'emporter." (Ovide, "Métamorphoses", XIII ; 280 - 285)

Ménélas portant le corps de Patrocle, proche de la statue de Sperlonga.

Ganymède.


                                        Cette sculpture présente la particularité d'avoir été taillée dans un marbre de couleur, aux veines pourpres, pour le corps, et dans un marbre blanc pour le visage. Depuis 1994, une réplique est installée au-dessus de l'entrée de la grotte, à l'emplacement de l'original, de sorte que le visiteur peut se faire une idée assez précise de l'impression que pouvait produire l'ensemble.

Dans la mythologie, Ganymède était un jeune et beau prince troyen, enlevé par l'aigle de Zeus. Emmené sur l'Olympe, il était devenu l'échanson des dieux. Pour Virgile, ce fut d'ailleurs la véritable raison de la guerre de Troie. Encore une fois, l'expression de Ganymède a quelque chose de théâtral : les yeux grands ouverts, il semble pousser un cri de surprise autant que de terreur tandis que l'aigle, ses serres accrochées à la taille de sa proie, paraît animé d'un mouvement vertical, préfigurant son envol.
"Le roi des dieux jadis brûla d'amour pour Ganymède de Phrygie. Jupiter s'inventa une forme qu'il préféra à la sienne propre : il ne daigne toutefois se transformer en aucun autre oiseau qu'en celui qui était capable de porter ses foudres. Aussitôt, battant les airs de ses ailes menteuses, il enlève le descendant d'Ilus, qui de nos jours encore mélange les coupes et sert le nectar à Jupiter, au grand déplaisir de Junon." (Ovide, "Les Métamorphoses", X ; 155 - 161)

Statue de Ganymède enlevé par l'aigle de Zeus.


CHOIX DU THÈME ET LÉGITIMITÉ IMPÉRIALE.


                                        La villa de Sperlonga appartenait à l'Empereur Tibère, qui y trouvait refuge lorsqu'il éprouvait le besoin de s'éloigner de Rome. Il y résidera du moins jusqu'à ce qu'il se retire définitivement sur l'île de Capri. L'élite romaine aimait à organiser des dîners, des réceptions raffinées et spectaculaires, où l'on se devait d'impressionner les convives. La grotte de Sperlonga s'inscrit donc dans ce schéma, et témoigne de la résurgence du style hellénistique, marqué par des sculptures pathétiques et théâtrales, par opposition au style classique plébiscité sous le règne d'Auguste.

Reconstitution de la grotte de Sperlonga.

                                        Il semble évident que ces œuvres de commande (attribuées aux artistes rhodiens Athanadore, Hagesandre et Polydore) ont été  voulues par Tibère lui-même, passionné par les légendes et la culture grecque. Mais pourquoi avoir choisi ces mythes, justement ? Certes, ils sont sans doute les plus spectaculaires, mais ce n'est pas la seule raison... Tout d'abord, les thèmes mythologiques étaient un sujet de choix, et l'Odyssée et l'Enéide en particulier, du fait du lien entre la géographie italienne et les voyages accomplis par Ulysse et Énée.  Dans le premier cas par exemple, certaines des aventures d'Ulysse peuvent être localisées avec précision sur le territoire italien : la grotte de Polyphème serait située sous l'Etna, tandis que celle de Scylla se trouverait dans le détroit de Messine, et les sirènes perdraient les voyageurs au large de Capri. Mais il y a plus : toutes ces scènes présentent la particularité de relier le mythe d'Ulysse à celui d’Énée : l'enlèvement de Ganymède, possible cause de la guerre de Troie ; le Palladium volé par Ulysse ou apporté à Rome par Énée selon les légendes ; les mythes de Polyphème et de Scylla enfin, auxquels Énée lui-même fait référence lors de son voyage en Méditerranée, exhortant ses hommes au courage en leur rappelant qu'Ulysse, parcourant les mêmes eaux, eut à combattre ces deux monstres.

L'Empereur Tibère.

                                        Ainsi transparaît la mise en exergue d'une correspondance, d'un lien entre les deux mythes - et je crois qu'il faut y voir une visée idéologique. Tibère, issu par sa mère de la famille des Claudii, avait été adopté par l'Empereur Auguste, lui-même appartenant à la gens Julia. Ce qui, techniquement, fait donc de Tibère le premier Julio-Claudien. Or, figurez-vous que les Julii se proclamaient les descendants d’Énée, tandis que les Claudii revendiquaient parmi leurs ascendants Telegonos, fils de Circé et d'Ulysse...  Ainsi, mettre en lumière ces deux récits qui, comme je viens de le rappeler, relient directement Ulysse et Énée, doit-il être interprété comme une volonté de lier les deux familles, et de revendiquer une double ascendance mythologique, voire une légitimité puisque le pouvoir de Tibère émane directement de deux héros, dont les destinées ont été arrêtées par les Dieux.

                                        Il apparaît donc que la grotte de Sperlonga n'est pas seulement un lieu spectaculaire, mais un site archéologique remarquable, où la nature s'allie à l'architecture pour façonner l'écrin d'une idéologie impériale, affirmant la double légitimité de la dynastie nouvellement instaurée.   

6 commentaires:

Isabelle AUBIN a dit…

Merci pour cet article très bien fait, et ces nombreuses images.

FL a dit…

De rien ! :-) Et si en plus je peux parler de mon cher Tibère... Merci à vous d'avoir pris le temps de laisser un commentaire.

Samuel a dit…

C'est un article très travaillé qui offre de nombreux détails que je ne connaissais pas. Les photos apportent vraiment un plus. Bravo :)

Popcicle POP ! a dit…

Merci pour ce superbe article, il m'a été d'une grande aide pour la rédaction de mon exposé :) !

Popcicle POP ! a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
FL a dit…

Super ! Merci pour les commentaires :-) et je suis ravie si l'article vous a plu et / ou aidé. (N.B. : Il y a des profs qui demandent des exposés sur Tibère ?! Mais comme je les aime, ces gens-là !!!)