dimanche 28 avril 2013

Zénobie, Reine De Palmyre.


                                        Je vous ai répété à plusieurs reprises que je choisissais le sujet de mes billets selon mon humeur, de façon totalement arbitraire. Et bien, ce n'est pas toujours exact. Il arrive que je réponde à des demandes d'internautes ou de personnes de mon entourage, qui me suggèrent de poster un article sur un thème en particulier. Du style : "Tiens, pourquoi tu ne parlerais pas de ceci ?" ou encore "Et Machin ? Tu voudrais bien me faire un article sur Machin ?" En l’occurrence, Machin est une Machine, et pas n'importe laquelle : Zénobie, Reine de Palmyre !

                                        Pour être franche, j'ai d'abord fait la moue - je venais juste de terminer un texte consacré à Boudicca, la Reine des Icènes, et les Reines ennemies de Rome, je commençais à en avoir ras la tresse. Sauf que, par quelques-unes de ces coïncidences croquignolesques dont le hasard a le secret, j'ai retrouvé cette souveraine légendaire au détour de livres et de reportages, à plusieurs reprises en quelques jours - alors que jusqu'ici, je n'avais fait que la croiser sous forme de notes de bas de page ou à peu près, dans des ouvrages dédiés à l'Histoire de Rome. Or, je suis sensible aux signes (sans doute un vieil atavisme romain), raison pour laquelle j'ai décidé de m'exécuter.  Et voilà pourquoi je vous parle aujourd'hui de la légendaire Zénobie. Je précise d'emblée que le qualificatif de "reine de Palmyre" a quelque chose de légèrement abusif, puisque techniquement, Palmyre était une ville rattachée à Rome et s'était auto-proclamée royaume indépendant. Mais c'est bien sous ce titre que Zénobie est passée à la postérité, et c'est donc ainsi que je la désignerai tout au long de ce billet.


Vue du site de Palmyre.

Bref aperçu de Palmyre.



                                        Tout d'abord, quelques mots sur Palmyre - Tadmor en Araméen. La ville date environ de 2000 ans avant J.C. et se situe dans une oasis du désert syrien. Son emplacement géographique fait d'elle une étape importante sur la route marchande reliant la Mésopotamie à la Méditerranée, lui apportant prospérité et richesse. Conquise par Alexandre le Grand, elle fut rattachée au royaume des Séleucides à la mort de ce dernier (323 avant J.C.), avant de tomber dans l'escarcelle de l'Empire romain en 63 avant J.C., grâce à Pompée. Du moins en théorie car, dans la pratique, Palmyre continuait à mener sa propre politique, se fichant de Rome comme de son premier dattier, et il fallut attendre le règne de Tibère pour qu'elle intègre l'Empire et qu'un semblant de rapprochement se dessine. Obtenant le statut de cité libre sous Hadrien en 129, elle devint colonie romaine sous Septime Sévère. Palmyre demeura pourtant indépendante, conservant ses propres souverains, tout heureux d'inclure le nom de "Septimius" à leur titulature. L'époux de Zénobie, dont nous n'allons pas tarder à reparler, s'appelle ainsi Septimius Odaenathus - bien qu'il soit connu sous le nom d'Odenath ou Odenat - et a été nommé par l'Empereur Valérien.


Zénobie : onomastique, origines et portrait.


                                        Tant que nous y sommes, réglons tout de suite la question du nom de Zénobie. Vous la rencontrerez sous diverses appellations : Julia Aurelia Zenobia (son nom romain), Septimia Zenobia, Septimia Zenobia Augusta chez les Grecs et les Romains ; Zanobia, Zeinab, Hind et parfois Al-Zabbaa chez les Arabes ; Bat-Zabbaï en araméen. Elle-même signait de ce dernier patronyme. Côté étymologie, on rapproche parfois le prénom du mot Zeinab qui désigne en arabe un arbre du désert aux fleurs colorées et odorantes, mais il existe bien d'autres hypothèses.

"Dernier Regard De Zénobie Sur Palmyre" (Toile de Herbert Schmalz.)


                                        Mystère également en ce qui concerne les origines de la jeune femme. Elle serait née en 240 à Palmyre et y aurait grandi mais, ensuite, tout se complique : certaines sources arabes font de Zénobie la fille d'un prince de la tribu des Banou Sumayyda tandis que d'autres prétendent qu'elle appartenait à la même tribu que son futur mari Odenath, les Amlaqi. Plus vraisemblablement, si l'on s'en réfère aux noms présents dans sa famille, elle serait issue d'une lignée araméenne. Son père, gouverneur de Palmyre en 229, portait le nom romain de Julius Aurelius Zénobe - la gentilice Aurelius démontrant que ses ancêtres paternels avaient reçu la citoyenneté romaine sous la dynastie des Antonins.  Zénobie se revendiquait de la lignée des Séleucides, à laquelle appartenait Cléopâtre, et prétendait descendre de Didon, la reine de Carthage, et de Sampsiceramus, le roi d'Emèse. Si tel était le cas, l'hypothèse la plus probable ferait de Zénobie une descendante de Drusilla de Maurétanie, la petite fille de Cléopâtre Séléné II - et donc l'arrière-petite-fille de Cléopâtre et de Marc Antoine - mais rien ne vient étayer cette thèse. De plus, nous verrons que cette prétendue généalogie ne devait rien au hasard...

Pièce à l'effigie de Zénobie.

On ne connaît aucune représentation avérée de Zénobie, à l'exception des effigies figurant sur les pièces de monnaies. Les textes classiques la décrivent comme une femme d'une grande beauté et s'accordent sur son intelligence : parlant couramment le grec, l'araméen, le palmyrien et l'égyptien, maîtrisant le latin, elle s'entourait de philosophes et de poètes, et se lia avec Longin d'Emese et Paul de Samosate, dont je vous dirai quelques mots plus loin. A cela s'ajoute une force de caractère et un tempérament affirmé.



"Elle se disait descendue des anciens rois macédoniens qui régnèrent en Égypte : sa beauté égalait celle de Cléopâtre, et elle surpassait de bien loin cette princesse en valeur et en chasteté. (...) Zénobie était encore la plus belle des femmes. Elle avait le teint brun, les dents d’une blancheur éclatante, une voix forte et harmonieuse, et de grands yeux noirs, dont une douceur attrayante tempérait la vivacité. L’étude avait éclairé son esprit, et en avait augmenté l’énergie naturelle. Elle n’ignorait pas le latin ; mais elle possédait au même degré de perfection le grec, le syriaque et la langue égyptienne." (Edward Gibbon, "Histoire De La Décadence Et de La Chute De l'Empire Romain" - Chap. XI.)

Possible buste d'Odenath.
Zénobie avait épousé la roi de Palmyre Odenath en 258. Celui-ci avait un fils, Herodianos (ou Hairan), issu d'un premier mariage. Depuis quelques années, Palmyre avait accru son influence et contrôlait une vaste zone de l'Orient romain. Profitant du front ouvert en Asie Mineure par le roi Perse Sapor Ier, qui s'était emparé d'Antioche, Odenath avait conforté sa sphère d'influence : il avait vaincu ces mêmes Perses, repoussés par-delà l'Euphrate, et s'était octroyé le titre de "Roi Des Rois". Il s'était aussi débarassé des Macriens, les usurpateurs qui tentèrent de ravir le trône de Rome à Gallien. En retour, celui-ci lui octroya les titres de Dux romanorum ("chef des Romains"), et Corrector totius orientus ("co-régent de tout l'Orient") - sans doute autant pour le récompenser que pour flatter cet allié inespéré mais dangereux, et en pleine ascension.



Zénobie s'en va en guerre (mironton, mironton...) et sa politique intérieure.


                                        En 266, Zénobie donne naissance à un enfant, Lucius Julius Aurelius Septimius Vaballathus Athénodore ou Wahballat en arabe ("Don d'Allah"). Peut-être y a-t-il eu deux autres enfants issus de ce mariage, Herennianus et Timolaus, mais on ne sait rien à leur sujet et leur existence n'est pas avérée.  En tous cas, c'est là que ça se gâte : Odenath et son fils Herodianus sont assassinés, peut-être victimes d'une conspiration ourdie par Zénobie. Mais peut-être pas : l'influence grandissante du petit royaume et de son souverain n'avaient pas fait que des heureux, et pourraient avoir excité la jalousie. Toujours est-il que Zénobie règne alors sur Palmyre, exerçant la régence au nom de son fils Wahballat âgé de 1 an - en dépit des réticences du Sénat romain, sensible aux rumeurs qui faisaient de la veuve éplorée l'assassin de son défunt mari.


Carte de l'Orient. (Source https://www.mtholyoke.edu/artmuseum )
Menacée par les Perses et sous la tutelle d'une Rome fragilisée par la mort successive des Empereurs Gallien et Claude II le Gothique, Zénobie prend immédiatement les choses en main et poursuit l'expansion territoriale engagée par Odenath. En paroles, elle ne remet pas en cause la domination de Rome sur son royaume mais, dans les faits, il en va tout autrement. Et c'est là qu'on comprend tout l'intérêt de l'hypothétique et lointaine parenté avec Cléopâtre puisque, à la tête d'une armée, Zénobie attaque l’Égypte. Une première tentative échoue, mais la deuxième est la bonne : le nouvel Empereur Aurélien (ça défile toujours sur le trône, à Rome) est alors empêtré dans les révoltes barbares à la frontière des Balkans, et en 270, Zénobie prend possession d'Alexandrie et destitue le gouverneur Romain. Les frontières de Palmyre s'étendent désormais d'Égypte à l’Asie Mineure, en incluant la Syrie, et une partie de la Palestine et de l’Arabie. En 271, Antioche est prise : Palmyre domine l'Orient, et les provinces romaines d’Arabie, d’Arménie et la Perse reconnaissent son autorité. Le royaume contrôle la route commerciale reliant l'Inde à la Mer Rouge.

                                        Zénobie a laissé l'image d'une reine cultivée, protectrice des arts et de la philosophie. De fait, son règne a vu Palmyre attirer les esprits les plus brillants du Proche-Orient, dont ses conseillers Longin d’Émèse et Paul de Samosate (dont je vous avais bien dit que nous reparlerions.) Elle dote également la cité de splendides monuments. Mais cette politique culturelle et la grande tolérance religieuse dont fait preuve la reine vise un but bien précis : unifier des territoires dont les élites sont marquées par une culture gréco-romaine, tandis que le peuple dont sont issus ses officiers est resté profondément araméen. D'où le grand écart, pragmatique, entre deux hommes aussi différents que Longin et Paul de Samosate. Le premier, philosophe grec néoplatonicien, ambitionne d'œuvrer en vue d'une hégémonie de la culture hellénistique en Orient.  Le second, ministre des finances d'Odonath et évêque d'Antioche controversé car menant une vie dissolue et s'opposant à l’Église grecque d'Alexandrie, se veut le chantre du christianisme mésopotamien, plus proche à ses yeux du message originel du Christ, qui n'est selon lui qu'un homme transmettant la parole divine et non un être divin. On n'aurait pu trouver attelage plus disparate, pourtant révélateur de la politique d'assimilation culturelle gréco-araméenne menée par la reine de Palmyre.

"La Reine Zénobie Haranguant Ses Soldats" (Toile de Giovanni Battista Tiepolo.)


Pièce à l'effigie de Wahballat.
En parallèle, Zénobie continue à détacher Palmyre de l'influence de l'Empire romain, en affirmant l'indépendance de son royaume. Vêtue de la Pourpore impériale, au sein d'une cour aux fastes orientaux, elle se fait appeler "Illustrissime Reine". Pas de quoi fouetter un méhari, sauf qu'en 271, elle fait frapper des pièces de monnaie proclamant son fils Empereur, et elle prend le nom de Septimia Zenobia Augusta ! Juste ce qu'il fallait pour qu'Aurélien pète les plombs. Passe encore que cette foldingue joue à la souveraine hellénistique dans son royaume d'opérette ; à la rigueur, fermons les yeux sur l'annexion sauvage de territoires, d'autant que ça embête l'ennemi Perse ; mais qu'une femme s'attribue le titre d'Augusta et usurpe celui d'Empereur pour son rejeton, voilà qui dépasse les bornes ! Déjà que cette hystérique de Zénobie a fait main basse sur l’Égypte, grenier à blé de Rome, et a coupé les routes marchandes... Non, cette fois, c'en est trop ! Ayant mis un terme à l'anarchie qui régnait dans l'Empire, et bien décidé à en rétablir l'unité et à reconquérir les territoires perdus,  Aurélien a maintenant les mains libres pour détruire le royaume sécessionniste de Palmyre, et écraser cette virago et son sale mioche.

Buste d'Aurélien. (Photo ©Ronan.guilloux sur wikipedia.)


L'Empire contre-attaque : Aurélien en action.


                                        La riposte d'Aurélien ne se fait pas attendre : il passe à l'offensive dès le début de l'année 272, en chassant les Palmyréniens d'Asie Mineure. L'armée de Zénobie se replie sur Antioche, avant d'abandonner la ville, qui est reprise sans combat. Puis, Aurélien rejoint Émèse, où l'armée de Zénobie s'est retranchée. Aux abords de la cité, le combat est violent : les soldats de Zénobie, lourdement armés, ne font pas le poids face à la cavalerie romaine, légère et mobile. Vaincus, abandonnés par leurs alliés, les rares survivants se réfugient à Emese, protégée par d'épais remparts.

                                        Évidemment, Aurélien entreprend le siège de la ville, mais elle semble imprenable derrière ses lourdes murailles, et le ravitaillement des troupes romaines s'avère délicat. Zénobie décide de fuir avec son armée vers Palmyre, afin d’organiser la riposte et de défendre sa ville. Aurélien investit donc Émèse, sans rencontrer plus de résistance qu'à Antioche, avant de foncer à la poursuite de la reine. La traversée du désert syrien ne se fait pas sans heurts, les bédouins harcelant l'armée romaine. Nouvelle ville, nouveau siège : Aurélien organise celui de Palmyre, secondé par des renforts venus d'Égypte - reconquise au milieu de l'année. L'Empereur propose à Zénobie une capitulation avantageuse - qu'elle refuse, attendant des renforts du roi sassanide Sapor.
"Zénobie, reine d’Orient, à Aurélien Auguste. — Personne, avant toi, n’avait fait par écrit une telle demande ; à la guerre, on n’obtient rien que par le courage. Tu me dis de me rendre, comme si tu ne savais pas que la reine Cléopâtre a préféré la mort à toutes les dignités qu’on lui promettait. (...) Vaincu déjà par les brigands de la Syrie, Aurélien, comment pourrais-tu résister aux troupes que l’on attend de toutes parts ? Alors, sans doute, tombera cet orgueil ridicule, qui ose m’ordonner de me rendre, comme si la victoire ne pouvait t’échapper. "  (Trebellius Pollion & Flavius Vopiscus, "Histoire Auguste - Vie d'Aurélien", XXVII.)
Les renforts en question arriveront, mais seront mis en déroute par les Romains. Zénobie tente alors de fuir chez les Sassanides avec son fils, à dos de chameau, mais elle est interceptée au bord de l'Euphrate (Automne 272). Palmyre capitule dans la foulée : ses habitants se rendent et Aurélien leur accorde la vie sauve, mais la ville est pillée, son armement confisqué, et elle se voit infliger une lourde amende en or, argent, soies et pierres précieuses.

                                        Zénobie sauve sa tête au détriment de celles de ses conseillers : elle accuse le philosophe Longin de l'avoir incitée à se proclamer Impératrice, et il est exécuté sur ordre d'Aurélien.
"Il se fit dans l’armée un grand tumulte : les soldats demandaient le supplice de Zénobie. Aurélien, trouvant indigne de faire périr une femme, se contenta de livrer au supplice ceux dont les conseils avaient déterminé la reine à entreprendre, à soutenir et à continuer la guerre.(...)  Parmi ceux que l’empereur fit mettre à mort, on regrette la perte du philosophe Longin, qui, dit-on, avait enseigné les lettres grecques à Zénobie. Aurélien le comprit dans l’arrêt de mort, parce qu’on le prétendait l’instigateur de cette lettre arrogante, qui cependant avait été rédigée en langue syriaque." (Trebellius Pollion & Flavius Vopiscus, "Histoire Auguste - Vie d'Aurélien", XXX.)

Quant à Paul de Samosate, il est démis de ses fonctions sans qu'on en sache davantage sur le sort qui lui a été réservé. Étrangement, Zénobie est épargnée. On ignore ce qu'il est advenu de Wahballat (peut-être est-il mort au cours du voyage vers l'Italie, mais d'autres sources affirment qu'il avait trouvé la mort lors du siège d'Emese) mais sa mère, ramenée à Rome, est exhibée lors du triomphe d'Aurélien à Rome, chargée de chaînes en or (273 ou 274). L'Empereur lui aurait ensuite permis de couler des jours heureux dans le Latium, lui accordant même une luxueuse villa à Tibur ou à Tivoli, et une pension généreuse afin qu'elle puisse maintenir un train de vie digne de son rang.

"La Reine Zénobie Devant l'Empereur Aurélien." (Toile de Giovanni Battista Tiepolo.)


Mort de Zénobie et devenir de Palmyre.


                                        Concernant la mort de Zénobie, les récits sont une fois de plus contradictoires. Selon certaines versions, elle serait morte peu après son arrivée à Rome - décapitée, de maladie, ou en se laissant mourir de faim. D'autres prétendent que, retirée dans la villa offerte par Aurélien, elle aurait mené une vie de matrone romaine, épousant un sénateur avec qui elle aurait eu plusieurs filles et se piquant de philosophie. D'autres enfin affirment que Zénobie, ayant recouvré la liberté, n'aurait rien trouvé de mieux que de se mêler à un complot et que, arrêtée, elle aurait fini étranglée dans sa prison. On ignore donc ce qu'il est advenu de Zénobie après le fameux triomphe, et à plus forte raison la date de sa mort.


Et Palmyre, dans tout ça ? Elle tente de se révolter après le départ d'Aurélien mais le soulèvement tourne court et Palmyre redevient une petite ville insignifiante du désert Syrien. Peu à peu laissée à l'abandon, elle est rasée par les Arabes en 634. Redécouverte à la fin du XVIIème siècle, elle est aujourd'hui un site touristique majeur, dont les sublimes vestiges ne cessent de rappeler la grandeur passée et le rêve perdu de Zénobie, qui l'avait imaginée en royaume oriental.



                                        Personnage spectaculaire, reine guerrière au caractère affirmé, cette femme ambitieuse et autoritaire s'opposa à l'empire romain et tenta de forger un royaume gréco-romano-araméen, dont elle se revendiquait le chef légitime en tant que Palmyrénienne descendante des Ptolémées. Il y a quelque chose de fascinant chez elle, un côté tête brûlée qui ne cesse de m'étonner, et qui la rapproche à mon sens davantage d'une Boudicca que de Cléopâtre. Chef de guerre et de gouvernement, téméraire et audacieuse, femme dans un univers d'hommes, elle a marqué l'Histoire et l'imaginaire des artistes et, aujourd'hui encore, nombres de fantasmes s'attachent à son nom empreint de mystère. Et qui de mieux que l'Empereur Aurélien pour conclure cet article sur Zénobie ? Il écrivit ainsi :
"Ceux qui disent que j’ai vaincu qu’une femme ne savent pas quelle femme elle était, à quel point elle se montrait rapide dans ses décisions, persévérante dans ses projets et énergique face aux soldats." (Trebellius Pollion & Flavius Vopiscus, "Histoire Auguste - Vie d'Aurélien", XXVI.)


Pour en savoir plus, lire l'excellent entretien du site ArtsLivres.com avec Jacques Charles-Gaffiot, commissaire d'une exposition consacrée à Zénobie et au royaume de Palmyre en 2001 : ici.

2 commentaires:

Martin Toussaint a dit…

tres intéressant mais historique?

FL a dit…

Absolument ! Du moins, les sources sont historiques... Après, l'Histoire Auguste, par exemple, est à prendre avec toutes les précautions possibles :-)