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mercredi 12 juin 2013

Bonne Lecture : "Petit Dictionnaire Du Latin D'Aujourd'hui."

                                        Il y a quelques jours, je relayais sur mon blog la pétition lancée par Robert Delord afin de protester contre les modifications du CAPES de lettres - voir ici. J'en avais profité pour aborder la question du Latin et de l'importance de son enseignement, en particulier dans la formation intellectuelle des élèves et étudiants. Mais bon, je reconnais que pour nombre d'entre vous, la connaissance du Latin passe sans doute pour quelque chose de très accessoire, ne serait-ce que parce qu'il s'agit d'une langue "morte", qui n'est plus parlée aujourd'hui.

                                        Enfin, en théorie... Car en pratique, nombreuses sont les initiatives grâce auxquelles le Latin est encore employé : cercles de conversation, magazines, radios, films ("Le Destin de Rome" diffusé par ARTE), etc. Même la presse française s'y met, à l'instar de Nicolas Demorand, se fendant dans Libération d'un édito en Latin lors de la démission du Pape Benoît XVI ! On trouve également en librairie plusieurs ouvrages contemporains traduits en Latin, comme "Alix", "Astérix", "Murena", "Harry Potter" ou "Le Petit Nicolas". Ça change de Tite-Live, Plutarque et Suétone ! 


 Traduire "Murena" ou "Alix" en Latin, ça va encore : on imagine bien que ce n'est pas évident, mais ces BD s se déroulant dans un cadre antique, les difficultés ne semblent pas insurmontables. Maintenant, imaginez-vous en train de traduire en Latin un roman dont l'action se déroule de nos jours... Vous aurez beau connaître votre vocabulaire sur le bout des doigts, je vous garantis que ni Catulle, ni Horace, ni Virgile ne vous proposeront de traduction pour "Téléphone portable", "ordinateur" ou "bicyclette" ! Alors, comment rendre ces termes, liés aux innovations technologiques et culturelles plus ou moins modernes et sans équivalents en Latin ? C'est sur cette question que se penchent régulièrement de joyeux latinistes forcenés, et au Vatican, une fondation est même chargée d'établir le "Lexicon recentis Latinitatis" - un dictionnaire traduisant notre vocabulaire contemporain en latin. Le résultat de leurs recherches est désormais accessible dans un livre amusant et sympathique : le "Petit Dictionnaire Du Latin d'Aujourd'hui".

                                        Préfacé par Elizabeth Antébi (organisatrice du Festival Européen Latin Grec) et divisé en plusieurs grandes catégories ("Vie Quotidienne", "Sport", "Ordinateur et Internet", etc.), ce petit ouvrage réjouissant vous propose un nombre étonnant de traductions. Elles sont souvent drôles, malicieuses, mais toujours judicieuses et pertinentes, et illustrées avec beaucoup d'humour. De la "Tunicula minima" (la minijupe) à la "literae electronicae" (l'e-mail) en passant par la "fistula nicotiana" (la cigarette), la "birotula automataria" (le scooter) ou la "exiens hebdomada" (notre week-end), voilà largement de quoi accroître et surtout moderniser votre vocabulaire. Nul doute qu'Ovide, auteur de "L'Art D'Aimer" contenant de précieux conseils de drague, aurait adoré nous parler du "iuvenis voluptarius" (playboy) et de son "amor levis" (flirt) en "taberna noctura" (nightclub) ! Quant à Apicius, il aurait fait ses délices des "pastae vermiculatae" (spaghettis)  et du "caro costalis assa" (bifteck) conservé dans son "armarium frigidarium" (réfrigérateur)...



                                        Même si vous n'avez pas pour projet immédiat de traduire en Latin la saga "Millenium", le dernier roman de Guillaume Musso ou de Joyce Carol Oates (je ratisse large !), je vous recommande néanmoins de jeter un œil à ce "Petit Dictionnaire" : je peux vous assurer que vous passerez un bon moment, tant les traductions proposées sont spirituelles et étonnantes. Amusez-vous à tenter de deviner ce que signifient "nuntius fulgurans", "itinerum procuratrix", "manufollium" ou "conjugium taboquatu" - ce n'est pas si compliqué, il suffit de faire preuve de logique. Et pourquoi ne pas inventer vos propres mots ? Pour ma part, j'ai regretté l'absence de traduction pour "Blog" - "Teladiarium" peut-être... A votre tour de vous lancer : Julia, in raedam I ! (En voiture, Simone !)


"Petit Dictionnaire Du Latin D'Aujourd'hui", collectif - Lien ici.
Préface d'Elizabeth Antébi et illustrations de Martin Lavergne.
Jean-Claude Gawsewitch éditeur - 12€.

mercredi 29 mai 2013

CAPES de Lettres Classiques : Les Langues Mortes Bougent Encore !

                                        Je me fiche de la politique, et je ne suis pas une "pétitionneuse" acharnée ; pourtant je vous invite aujourd'hui à prendre connaissance de la pétition (ici), que j'ai moi-même signée, lancée par Robert Delord, webmestre du site Latine Loquere et enseignant en lettres classiques au collège-lycée de Diois.

                                        A l'heure où la loi Fioraso, autorisant l'enseignement supérieur en langues étrangères, est en discussion à l'Assemblée nationale et fait l'objet d'un vif débat dans les milieux concernés, une autre polémique, plus confidentielle, agite depuis quelques semaines la toile et, bien que modestement, commence à être relayée dans les médias. Il souffle en effet un vent de révolte chez les enseignants en lettres classiques.


La réforme du CAPES.


                                        L'objet de leur colère, la réforme du CAPES de lettres classiques, annoncée par décret le 19 Avril dernier. Résumons brièvement les faits : jusqu'à présent, il existait un CAPES de Lettres Modernes et un CAPES de Lettres Classiques. Désormais, les deux seraient fusionnés en un seul  concours, et les étudiants choisiraient ensuite entre deux options distinctes - lettres classiques ou lettres modernes.

                                        Simple réforme à priori, et le ministère de l’Éducation nationale se défend, dans un communiqué, de vouloir jouer les fossoyeurs de l'enseignement des langues et cultures anciennes : "Le Capes de lettres classiques n’est en aucun cas remis en cause. [...] Au contraire, le nouveau Capes de lettres a conservé toute la part de lettres classiques à l’écrit comme à l’oral dans le cadre de l’option lettres classiques." Dans ce cas, on pourrait s'interroger sur la pertinence d'une  telle refonte... Mais passons.

                                        Car en réalité, cette réforme a priori anodine est bien plus lourde de conséquences qu'il n'y parait. Voilà déjà plusieurs décennies que le Latin et le Grec, relégués au rang de simples options en collège et lycée, sont malmenés par les gouvernements successifs - toute orientation politique mise à part. Étonnant quand on sait que nombreux sont les ministres de la Culture ou de l’Éducation qui, pourtant, ont eux-mêmes reçu une formation de Latiniste, comme par exemple Mme Audrey Fillipetti... Mais, entre des durées de cours réduites, des plages horaires inconfortables (Ah ! Le cours de Latin entre 12h et 14h, ou le Vendredi à 17h !), voire même une limitation du nombre d'élèves dans certains établissements, on en vient à se demander qui veut la peau du Latin et du Grec. Sans même mentionner la Dotation Horaire Globale (DHG), en diminution constante et qui, privilégiant le financement des matières obligatoires, n'accorde plus que des miettes aux enseignements optionnels...



                                        Il y a le feu à la maison "Lettres Classiques", mais cela fait donc bien longtemps que l'incendie s'est déclaré. Reste que la dilution du CAPES de Lettres Classiques dans un CAPES de lettres global allume un nouveau foyer. Pourquoi ? D'abord parce qu'en modifiant le statut des Lettres Classiques, qui passent de filière à simple option, on dévalorise les matières et leur fait perdre en visibilité. Pour reprendre les mots de la CNARELA (Coordination nationale des associations régionales des enseignants de langues anciennes) citée par Rue89, "si l’on veut que des jeunes se destinent à l’enseignement des langues et cultures de l’Antiquité, il faut cesser de leur rendre difficiles d’accès ces enseignements dans le secondaire comme dans le supérieur." J'irai plus loin : si l'on veut éviter que les jeunes ne se ferment à tout un pan de notre culture et de notre identité, il faut leur donner les moyens, l'envie et la motivation d'apprendre le Latin et le Grec.

                                        Le fait de créer deux options distinctes pose également la question du nombre de postes de professeurs de lettres classiques. En effet, l'arrêté stipule que les deux options de ce nouveau CAPES feront l'objet de deux classements distincts, mais omet de préciser s'il existera un nombre de postes précis pour chacune des deux filières, ou un chiffre global aux deux options. De plus, la filière "Lettres Classiques" reste enfermée dans son domaine ("Langues et cultures de l'Antiquité."), tandis que l'étudiant ayant opté pour les "Lettres Modernes" aura le choix entre plusieurs options (Français langue étrangère, littérature et langue françaises, cinéma, théâtre et... Latin pour lettres modernes !) Dans ce dernier cas, il paraît évident qu'un chef d'établissement sera plus enclin à choisir un enseignant susceptible d'assurer des cours de théâtre ou de FLE, plutôt qu'un prof de lettres classiques cantonné à une seule spécialité. Et quel étudiant, aussi motivé soit-il, sera prêt à sacrifier l'assurance d'un poste sur l'autel des langues anciennes ?

                                        On me rétorquera néanmoins que le concours conserve une option Latin dans le cursus "Lettres modernes". Une option, donc facultative, qui ne saurait se substituer à un enseignement spécifique et ne saurait, à mon avis, suffire à former des profs de Latin. Quant au Grec, il disparaît tout bonnement... Plus de prof, plus de cours en collège et lycée et, à terme, de moins en moins d'étudiants susceptibles de s'engager dans cette voie.

Pourquoi appendre le Grec et le Latin ?


                                        A ce stade, je subodore que nombre d'entre vous ne se sentent guère concernés par cette disparition programmée du Grec et du Latin, consécutive à cette dilution du CAPES de lettres classiques. Et quelque part, je peux le comprendre : langues "mortes", le Latin et le Grec passent souvent pour des matières "poussiéreuses", qui n'apportent finalement pas grand-chose dans la formation des élèves ou étudiants. C'est une grave et grossière erreur. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer pourquoi la maîtrise du Latin et du Grec demeuraient, à mon sens, des atouts majeurs à l'heure de comprendre le monde, nos modes de pensées, l'Histoire et la culture qui ont façonné les Hommes que nous sommes aujourd'hui, issus du brassage des civilisations millénaires qui nous ont précédés et nous ont construits. (Voir ici)




                                        Même de façon anecdotique, ces langues anciennes sont présentes dans notre vie quotidienne, qu'il s'agisse du vocabulaire médical, informatique, technique, ou comme source de la plupart des langues comme le Français, l'Allemand, l'Anglais, l'Espagnol, etc. Plus prosaïquement, nous sommes entourés d'allusions à l'Antiquité : nous naviguons sur des "forums" de discussion en buvant du lait Lactel, nous visitons le "Caesars Palace" à Las Vegas avant d'aller admirer le Capitole de Washington, nous plaçons "Spartacus" au panthéon de nos séries préférées en mangeant un Magnum... Autant de références qui démontrent la prégnance des cultures antiques dans notre société. Mais plus sérieusement et au-delà de cet aspect, dont je conviens de la futilité, laissez-moi citer ici le poète sénégalais Léopold Sedar Senghor :
"Les langues à flexion que sont le Grec et le Latin ont essentiellement une syntaxe de subordination, quand nos langues agglutinantes d'Afrique et d'Asie du Sud (...) ont par nature une syntaxe de juxtaposition et de coordination. (...) Ce qui définit le génie latin, c'est son besoin de rationalité et son souci d'efficacité. Rationalité, efficacité, ce sont précisément les exigences de la civilisation moderne."  (L.S. Senghor, "Les Humanités gréco-latines et la Civilisation de l'Universel", cité par le "Petit Dictionnaire Du Latin d'Aujourd'hui.")
Le Latin, donc, comme moyen d'apprendre à structurer la pensée, à se former aux exigences du marché du travail, de l'entreprise et de la société actuelle.

                                        Pour conclure, je me permets de préciser que je n'ai étudié le Latin qu'au collège, avant de l'abandonner au Lycée où, en raison des horaires des cours, il m'était impossible d'en poursuivre l'apprentissage. (C'était Langue vivante 2 ou Latin !) Des années après, en me passionnant pour l'Antiquité romaine, j'ai commencé à lire les traductions des auteurs antiques, et j'ai vite réalisé tout ce que je perdais en étant obligée de faire l'impasse sur les versions originales : la précision du terme, la musicalité de la langue, la structure de la pensée. J'ai donc entrepris de me remettre au Latin, toute seule dans mon coin et, malgré les difficultés, c'est un plaisir inépuisable que de se plonger dans des textes, tâcher d'en découvrir le sens, redécouvrir une pensée millénaire et pourtant toujours actuelle. Je ne suis pas prof, je n'ai aucun intérêt à hurler avec les loups ou à critiquer une initiative qui, finalement, ne me concerne même pas directement. Simplement, je voudrais que les élèves puissent avoir le choix, et qu'ils ne soient pas privés de la joie que me font ressentir Ovide, Martial, Tite-Live, Catulle ou Horace.


                                        C'est la raison pour laquelle j'ai signé la pétition lancée par Robert Delord. C'est une des raisons pour lesquelles vous pourriez la signer. Ou, plus prosaïquement, pour sauver des disciplines indispensables à la construction intellectuelle et sociale des jeunes, futurs acteurs du monde de demain...





LIENS UTILES : 


  • Dossier : La Métamorphose du Capes de Lettres Classiques par Robert Delord et Marjorie Lévêque - ici.
  • Arrêté du Ministère de l’Éducation Nationale : ici.
  • Détails du nouveau CAPES : ici.
  • Lettre ouverte de la CNARELA : ici.
  • Et toujours la site Latine Loquere : ici.

Et surtout, pétition lancée par Robert Delord : ICI.

vendredi 13 avril 2012

La langue dans l'Empire romain

                                        Si vous pouvez lire ce blog, c'est grâce aux Romains. Bien sûr, sans eux, j'aurais eu du mal à rédiger des articles sur l'Antiquité romaine - ça tombe sous le sens ! Mais ce n'est pas exactement ce que je voulais dire... Si vous pouvez DÉCHIFFRER ce blog, c'est grâce aux Romains : l'alphabet que nous utilisons, ces lettres que vous avez appris à reconnaître tout petits, nous viennent directement de la Rome Antique. En effet, ce sont eux qui ont créé notre alphabet, qui était déjà quasiment identique à celui que nous connaissons :

A B C D E F G H I K L M N O P Q R S T V X Z

Comme vous l'avez remarqué, il ne manque que le J, le U, le W et le Y. A noter que, dans les inscriptions latines, le I était également utilisé pour la lettre J, et le V pour la lettre U.

                                         La trace la plus ancienne en langue latine date du VIIème siècle avant J.C. L'alphabet latin a été constitué à partir de signes grecs et étrusques - dont l'alphabet s'inspirait déjà largement de celui des Grecs. Nous avons peu ou prou conservé le même système, plusieurs siècles plus tard.

                                         Rome, au fil des siècles, n'a cessé de se développer et de conquérir de nouveaux territoires, repoussant sans cesse ses frontières, de la Bretagne à l'Afrique et de la péninsule ibérique à, grosso modo, l'Iran actuel et la Germanie. Inévitablement se pose la question de la langue : comment gouverner un empire aussi vaste, où sont parlées des multitudes de langues différentes ? Et bien, les Romains n'ont jamais tenté d'éradiquer les idiomes locaux : ils se sont contentés de les ignorer, et de "s'arranger" pour que le Latin devienne indispensable aux élites autochtones.

Pièces romaines (représentant la tête de Minerve et la louve)
Tout d'abord, ils imposent le Latin comme langue officielle dans l'administration. En pratique, cela revient à dire que le Latin est nécessaire à quiconque souhaite s'associer aux services publics, grimper dans l'échelle sociale et la hiérarchie. Logiquement, le Latin devient également la langue de la finance - la monnaie romaine se diffusant dans toutes les provinces et les compagnies financières liées à l'administration impériale utilisant évidemment le Latin. Un autre vecteur de diffusion de la langue Latine, c'est le fonctionnement de l'armée : en effet, les peuples vaincus étaient obligés de fournir aux Romains d'importants effectifs militaires, incorporés dans des armées commandées en Latin. De plus, les soldats en fin de carrière recevaient en récompense des terres, généralement situées dans les provinces, et ces colonies de peuplement ont permis d'étendre le Latin dans les campagnes - bien que sa diffusion reste un phénomène essentiellement urbain. Du reste, tout l'Empire a connu, à un moment ou à un autre, une période plus ou moins longue de bilinguisme Latin / langue locale.

                                         Pour autant, il ne faut pas imaginer que le Latin parlé au fin fond de la Gaule ou de la Lusitanie était celui d'un Caton ou d'un Cicéron ! Le Latin utilisé par les colons, les soldats, les autochtones, était bien différent du Latin littéraire. En marge de ce Latin classique, un Latin plus populaire s'est développé : essentiellement oral, il est progressivement employé par les scribes ou les clercs lors de rédaction d'actes civils et a gagné en influence - au point, selon certain, d'avoir perverti la langue jusqu'à Rome ! Il sert également de vecteur au Christianisme, qui touche en premier lieu les plus pauvres et les classes modestes, et se sert donc de ce Latin "du peuple" pour transmettre son message. Devenu langue de l’Église, c'est ainsi que ce Latin populaire perdurera, survivant à la chute de Rome - et qu'il donnera naissance aux langues telles que l'Espagnol, le Français, le Roumain, etc.   

                                         Ainsi, une certaine unité linguistique s'installe dans tout l'Empire, le Latin côtoyant les différentes langues vernaculaires. Seul le Grec résiste à cette hégémonie : il demeure utilisé en Orient, tandis que toute la partie occidentale utilise le Latin. Ainsi, les documents étaient systématiquement traduits à l'intention des provinces hellénophones, et les courriers adressés aux cités grecques étaient rédigés dans leur langue.

                                         De fait, le Grec jouissait d'un grand prestige au sein des élites romaines, qui se devaient d'être parfaitement bilingues. Langue de la littérature et de la philosophie, elle était enseignée aux enfants des grandes familles, souvent avant même le Latin, de sorte que les esclaves hellénophones étaient particulièrement recherchés. Par ailleurs, tout cursus scolaire digne de ce nom incluait obligatoirement quelques mois passés en Grèce - tout comme aujourd'hui, nos étudiants les plus privilégiés partent étudier quelques semestres dans des universités anglaises ou américaines... Mais nous aurons l'occasion d'approfondir le sujet un de ces jours !

                                          Bref, pour résumer, si vous aviez vécu dans la Rome antique, vous auriez pu parcourir la totalité de l'Empire et vous débrouiller en ne maîtrisant que deux langues : le Latin et le Grec ! Alors que maintenant, il vous faudrait parler Italien, Français, Allemand, Portugais, Arabe, Turc, Roumain, Grec... Avouez que c'était quand même plus pratique ! Évidemment, cette diffusion du Latin dans les territoires conquis visait surtout à imposer la domination romaine, et pas tellement à faciliter le tourisme... Mais de cela aussi, nous en reparlerons à l'occasion - mais pas en Latin, promis !